Le pouvoir d'achat !
Quelle expression à la mode, surtout en ces temps de "crise". Remaqruez, on en parle depuis fort longtemps, et tout cela s'est intensifié avec la campagne présidentielle de 2007 : chaque candidat voulait être celui du "pouvoir d'achat". Et ce n'était pas encore la crise !
Pouvoir d'achat ici, pouvoir d'achat là, on le met à toutes les sauces, sans se pencher rééllement sur ce que cela veut dire. Parce qu'on se dit tous que ce serait bien mieux si on gagnait plus, parce que la vie augmente (enfin, le coût de la vie...). Oui, sauf qu'on ne se rend pas compte que l'on se laisse berner par de plus en plus de services payants qui pour certains osnt un indéniable progrès, mais avec des limites. Exemples : Internet et le téléphone mobile.Mais la télé par abonnement, si quelqu'un peut me démontrer son intérêt, à part passer des heures devant le petit écran...
Et puis pouvoir d'achat, c'est quoi ? C'est le pouvoir d'acheter. Donc on ne vaut que par l'argent que l'on détient et qui permet de faire marcher un système basé sur l'achat et la vente. De biens. De services. Mais de tout ce qui constitue l'humanité : l'amour, la passion, la haine, quid ?
le pouvoir d'achat, désolé de le dire aussi crument n'est qu'un étalon biaisé de notre qualité d'être humains. Ce n'est que du vent, puisqu'il "suffit" pour s'en soustraire de réfléchir à ses besoins : sans vivre comme des Papous, a t-on vraiment besoin de tout le dernier cri en matière de mode et de matériel éléctro-ménager ?
J'arrête les esprits critiques qui diront : "Mais avec quoi t'écris cet article ?". Avec un ordinateur qui doit fêter ses 6 ou 7 ans, je l'ai eu d'occasion, et il fonctionne fort bien. Ma télé est un vieux truc de 36 cm de diagonale (oui ca existe encore) et je ne me vosi pas l'utilité d'acheter un écran plat pour suivre les piteuses prestations de nos "Bleus" au Mondial. La mode ? Je m'en contrefiche, comme en témoigne ma tenue actuelle et de hier et de demain. L'essentiel est qu'elle soit propre.
Bref, tout n'est qu'une question de paradigme : on doit consommer, et on doit nous en donner les moyens... Pour plus de bonheur ? Je vais très bien comme cela, merci !
Revenons à notre fast-foodie. Je ne sais pas si je vous avais parlé de l'indice BigMac. C'était au départ une galejade lancée par le quand même très sérieux "The Economist" en 1986. L'idée de départ ? Le Big Mac est comme l'Airbus A320 un produit standardisé, présent partout dans le monde. Là où ca devient un peu différent entre les deux, c'est que le BigMac est fabriqué partout et surtout peut être acheté par à peu près tout le monde (a moins que vous ne puissiez vous acheter un A320 autre qu'au 1/72ème)
Comme produit mondialisé, il y a le Coca qui est, comme le BigMac, fabriqué au moins en partie à partir de ressources locales. Ainsi l'eau qui sert à diluer le sirop dans les usines d'embouteillage provient des ressources locales. D'où quelques problèmes en Inde où l'eau contient de l'Arsenic.
On se dit alors : quel est le prix du Gros Mac dans chaque pays du monde ? Et allez-donc, on fait ensuite des comparaisons, des tableaux entiers. On peut ainsi voir quel est le surcout du BM en Norvège par rapport aux USA ou au Nigéria... Où l'on peut établir le temps de travail nécessaire au salaire minimum pour se payer le sandwich. Ca peut aller de quelques minutes à une journée !
Bien sûr, l'indice est devenu représnetatif de quelques petites choses, mais ce n'est pas la panacée. Il faut prendre en compte quantité de paramètres, comme les droits de douane, le marché intérieur et le goût du public qui peut influencer le prix...
Mais moi je sais une chose : depuis 12 ans que je bosse à faire et à vendre des BM, j'ai en tête le prix du menu. Quand je susi arrivé, il était de 30 FF (4.57 €). Il est passé à 6.00 € en 2009 puis, avec la baisse de la TVA dans la restauration (répercutée en partie seulement dans les fast-food qui étaient déjà en partie à 5.5 pour la vente à emporter) à 5.70 €.
Soit, en 12 ans, une augmentation de 24,7 %... Par rapport à l'inflation, ca fait quoi ?