La Roumanie, ses Carpates, ses vampires, ses...
C'est en allant sur le site de Mars que j'ai eu l'idée de ce petit article, qui concerne non pas la clientèle, mais une ancienne employée de mon restaurant.
Elle était roumaine. Pas d'origine, mais roumaine pure souche. Et puis j'ai un petit lien avec ce pays. Virtuel, mais bon. En fait, mes parents devaient aller travailler dans ce pays dans les années 78-79, puisque mon papa était ingénieur chez Citroën, et ils fabriuquaianet sous licence l'Axel à Craiova (à 180 km à l'ouest de Bucarest). . Mes parents ont donc pris des cours de roumain, savaient bien le parler, mais, finalement, seul mon père y est allé par petites périodes. J'ai tout de même eu un nom en rapport avec leur affinité pour ce pays, puis Nicolas est un prénom très courant là-bas (sous sa forme Nicolae).
Ceci dit, je n'ai jamais été là-bas. Ca viendra. Revenons à mon ancienne collègue.
Je lui fais une blague à propos de la Transylvanie et de Dracula, le truc idiot qu'elle a déjà du entendre cent vingt mille fois. Et elle me dit :" Non, c'est pas à ça qu'on pense quand je dis que je suis roumaine".
Je me creuse la tête. Voyons... On a beaucoup parlé de la Roumanie en 1989 (justement à propos d'un autre Nicolae), mais c'est trop ancien pour la génération de cetet jeune fille (qui avait la vingtaine). Et puis non, à part les Carpates, Dracula (alias le voïvode de Valachie Vlad Tepes, fils de Vlad Dracul, décoré de l'ordre du Dragon), la Transylvanie..
Vlad Tepes (1431-1476) , qui inspira à Bram Stoker son personnage de Dracula ( 1897)
Je sèche.
Et elle me sort, avec une pointe d'amertume bien audible : "La Roumanie, pour les gens d'ici, ce sont les filles sur les trottoirs".
Je suis restée bouche bée... Ahurissant.