La minute fast-food : la promo étudiante
La minute fast-foodienne
Le client : Bonjour! (oh ca change !
)
Moi :
Bonjour ! Que désirez vous ?
Le client : Le Grand Menu avec la promotion étudiant ! (Bon, faut croire que le bonjour était un réflexe
)
Moi : Pourrai-je voir votre carte d’étudiant s’il vous plaît ?
Le client : Pourquoi ? (Merde, encore un à qui il va falloir expliquer)
Moi : Ben… (
Comment expliquer ça de manière diplomatique comme au quai d'Orsay ?) En général il faut avoir un justificatif pour bénéficier d’une promotion, non ? (logique, non ?
)
Le client : Ben vous voyez bien que je suis étudiant, non ? (il commence à s’énerver et moi avec
)
Moi : Ben, non, justement. A quoi ca se reconnaît un étudiant ?(Ca avait pourtant bien commencé !
)
Le client : Vous êtes aveugle ? Vous voyez bien que je suis jeune…(oui, c'est sûr que t'a pas encore besoin de Creme de jour)
Moi : La Halde serait heureuse de vous entendre.
Le client : quoi ? (Quoi, tu connais pas la Halde ?)
Moi : Ben oui, dire qu’un jeune est forcément étudiant… ou dire qu’un étudiant est forcément jeune, c’est un peu réducteur, non ?
Le client : …
Moi : Quand vous allez au musée, vous emmenez bien votre carte culture, non ? (j'enfonce le clou)
Le client : (interloqué) Mais c’est pas pareil !
Moi : C’est à dire ?(je vois le truc arriver gros comme un tanker)
Le client : Ben…
Moi : Je vous écoute (je cligne limite des yeux, ayant envie de dire : "Je suis tout ouïe…")
Le client : (lachant enfin son sac) ici c’est de la merde !
Moi : (choqué profondément au plus profond de mon être
) Oh !
(Puis pause pour bien montrer que je suis outré par ses propos et je hausse les épaules) A chacun ses gouts. (vous êtes scato... phile ou phage ?) Bon, vous le prenez votre menu ?
Le client : (Décontenancé ) Euh oui. Ca ira.
Moi. Et bien ca fera 6,5 euro.
Bidule bidule, je lui assemble sa commande, je la lui tends, et je le salue.
Moi : Et bon appétit Monsieur !
Je suis vexé, il ne m’a pas répondu.
Remarque à tous les serveurs : restez polis en toute circonstance. C'est ça qui énerve les clients chiants. Ils vous poussent à la faute comme Matterazzi un Zidane. Vous vous en fichez à ce moment de votre soeur ! Gardez vos boules pour vous !
Rendons à César ce qui est à César et à Jess ce qui est à Jess : librement inspiré de "la minute". Bon courage Jess !