Une vision littéraire (mais pas forcément glorieuse) des fast-foods.
Je suis retombé sur le livre "Les Foulards Rouges" de Frédéric H. Fajardie.
L'action se déroule au XVIIème siècle, durant la "Fronde". C'est donc très "cape et épées". Sur fond de complots, de guerres externes et civile, une troupe (les Foulards Rouges) risque sa vie pour l'honneur et la vie de Louis XIV.
En guise d'épilogue sur un lieu important du roman, Fajardie écrit :(le paragraphe suit un autre évoquant le XIXème siècle)
"Au siècle suivant, le XXème, qui ne brilla guère par le bon goût mais fut plus remarquable par sa prétention, l'Eglise fut détruite, le vieil if coupé et les très anciennes tombes aux noms indéchiffrables furent rasées, dispersant quelques os, par engins fort étranges qui semblaoent se mouvoir comme des chenilles.
Sur son emplacement, aujourd'hui, en une taverne toute de verre qui n'a plus le charme et l'intimité de celles des temps jadis, on mange spécialité de pains ronds qui collent aux dents, avec ce qui ressemble vaguement à viande hachée menu, sauce insipide, tranche de fromage sans goût, lamelles de cornichon d'une grande fadeur et feuille de salade dont n'eurent point voulu les lapins pourtant terriblement affamés du Paris de la Fronde..."
Personellement je trouve la description magnifique, aussi évocatrice que possible. Et pourtant, me direz-vous : On y mange !
Et si ça vous a donné envie de lire le livre, tant mieux !