La vache et le prisonnier : allez-vous la bouffer ?
Il y a un film que je trouve touchant : il s'agit de celui où Fernadel joue le rôle d'un prisonnier français qui, travaillant dans une ferme allemande, trouve un moyen farfelu de s'évader : avec la complicité de la fermière, il emmène avec lui Marguerite, une belle vache laitière qui lui servira de lassez-passez (ausweiss)... Plus sûr qu'un déguisement quelconque.
Je livre ici à votre curiosité un diaporama musical du film, qui vous incitera peut-être à le regarder.
Où est-ce que je veux en venir ? Imaginez donc cette belle bête débitée en steaks ou en steaks hachés. Dans mon activité, les steacks ressemblent finalement à de gros jetons de poker, en tout cas plus rien ne permet de raccorder la chose que l'on tient dans sa main gantée avec l'animal que c'était. Et c'est bien triste quelque part. La belle vache que l'on voit est devenue produit industriel. c'est une lapalissade, un cliché, tout ce que vous voulez, et je ne vous demande pas de ne pas manger de viande, mais à y réfélchir un peu avant d'en manger tous les jours.
Sans compter que si la viande est nécessaire à notre organisme, en manger trop est préjudiciable. Et le fait d'en manger moins permet d'acheter de la meilleure viande, labellisée (pas forcément bio, mais le label rouge indique déjà des efforts de la part des éleveurs pour le bien être animal) et qui, en plkus rémunère mieux les producteurs !
Le magazine "Terra-Eco" a publié cette année un dossier intitulé "65 millions de carnivores". A lire pour méditer...