Quel est le (presque) pire client de fast-food ?

Publié le par Ronuick

 

Gagné ! C'est l'ancien employé de fast-food. On pourrait croire que, ayant appris une foultitude de choses sur le contact avec la clientèle, les difficultés du travail, le stress, tout çà, il serta devenu un vrai bon client comme il aimait les servir : poli, patient, aimable.

En fait, c'est souvent l'inverse, surtout lorsque le dit ex-employé n'a fait que de la cuisine et n'a jamais été au contact des clients, ce qui finalement assez logique. Il va donc exiger de l'employé qui le sert (surtout si c'est un nouveau) des frites extra-chaudes ou le dernier sandwich qui est arrivé dans le bin (le grand ratelier plein de boîtes de couleurs) et poussera même à demander au dit caissier une promotion.

Si celui-ci refuse, l'ex-employé demandera qui est le manager et de l'appeler pour qu'il lui fasse une promotion. Tout cela bien entendu sans aucune considération pour le reste des clients qui attend plus ou moins patiemment derrière. Et le manager doit donc se déplacer pour écouter un de ses ex-collègues demander une promotion. Alors moi je veux bien, mais c'est à moi, en tant que manager à décider si oui ou non je vais accorder une promotion. A l'occasion, à des gens que j'apprécie et pas systématiquement. Et surtout pas lorsque c'est ce crétin de Pierre Paul ou Jacques qui a passé son temps à causer plus de problème qu'à réellement les résoudre.

-Oh, Salut ! Tu me fais une promotion ?.

- Et pourquoi ?

- Ben j'en bossé là, tu t'en souviens ? (Déjà, le fait qu'il me dise cela indique clairement qu'il n'a pas laissé un souvenir impérissable).

-Oui, et alors ? C'est pas parce que j'ai bossé trois moi chez Aupré ou chez Caurah qu'ils vont m'accueillir à chaque fois que je passe en caisse avec un filet de patates gratos ! Donc c'est non.

- Oh, t'es vraiment toujours aussi chiant !

- Et fier de l'être. C'était tout, monsieur ?

Et de retourner vaquer à d'autres occupations plus importantes et souvent plus urgentes.

Dans la chaîne qui m'a employé, les salariés avaient droit à des réductions importantes lorsqu'ils passaient en caisse. Normal, me direz vous. Mais c'est toujours pareil : on accorde la main, on vous réclame le bras : et des promos en plus, et j'ai pas ma carte et des "Ouais, je viens du restaurant de Truc, tu peux leur téléphoner pour vérifier".

Alors je veux bien, on est "copains de galère", mais quand il y a des files qui s'allongent jusqu'aux portes parce qu'il y a grève de la cantine du lycée à côté, non, je n'ai pas le temps d'appeler au restaurant de Truc : il y a toutes les chances en plus que je les emmerde copieusement. D'autant que le type qui me demande de faire çà ne pense même pas un seul instant à comment il sera accueilli dans son restaurant quand il y retournera travailler :

"Eh ! T'as encore oublié ta carte ? Il y a un trouduc du restau de Machin qui m'a dérangé en plein rush. C'était à cause de toi, hein ?"

Alors je préfère passer pour un chiant que pour un larbin au service d'un distrait et d'un trouduc pour le collègue du restaurant voisin.  

Publié dans Société

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Eric Pomme 31/05/2011 22:38



Juste après les anciens collègues, il y a les "anciens potes fournisseurs" : pas triste non plus !


 


Du genre à réclamer (à exiger, plutôt) une réduction de 50% sur un machin de trois quatre mille euros sous le fallacieux prétexte qu'ils nous ont fait un jour une réduction de dix euros sur un
truc qu'ils nous ont facturé deux cents balles alors que ça n'en valait que cent...


 


Bonne soirée...