CO2, “taxe carbone”… Et la Nature dans tout çà ?

Publié le par Ronuick

 On nous rabâche les oreilles avec le CO2, l’effet de serre et compagnie… Oh, n’allez pas croire que je suis anti-écolo, et que pour moi « l’environnement ça commence à bien faire ». Mais réfléchissons un peu.

 On a (avait) enfin trouvé un truc pour sensibiliser la population à la sauvegarde de la planète. Un truc chiffrable, que tout le monde, avec un peu de pédagogie, peut s’approprier. On peut faire des « éco-comparateurs », des « indices de consommations », des « classes d’énergie » avec plein de couleurs, des systèmes de bonus-malus… C’est ludique, à peu près clair, bref, idéal.

 

 Et, si possible, tout le monde va dans la même direction… Un véritable consensus s’était mis en place, chose rare pour être soulignée. A grand renfort de communication, via le cinéma, les médias, quelques personnalités emblématiques, la cause du dérèglement climatique devient LA cause,  l’aune à laquelle toutes les mesures environnementales sont mesurées. Le carbone devient un élément de mesure. Une nouvelle monnaie environnementale. Le truc qui manquait, quoi ! 

Reprenons le postulat : l’activité anthropique (due à l’homme) rejette dans l’atmosphère des gigatonnes de carbone, notamment par la combustion des roches carbonées que sont le pétrole, le charbon, et leur acolyte, le gaz naturel.

Ces stocks de carbone se sont formés il y a des millions d’années et leur « remise en circulation » apporterait quelques problèmes.

 En résumé : le CO2, allié à d’autres gaz (méthane, protoxyde d’azote…) aggraverait l’effet de serre qui vaut à notre planète une température moyenne, vivable, d’une quinzaine de degrés. Sans cet effet bénéfique, on se caillerait à –18°C. Hypothèse toute théorique, car à cette température, pas de photosynthèse, pas de vie animale.

Cette température de 15°C est une moyenne, qui rend donc mal compte des extrêmes : - 70°C en Antarctique, +55°C dans le Sahara, avec tout le camaïeu des températures intermédiaires. On nous « prévoit » une augmentation substantielle de cette température moyenne, avec tout un cortège de modifications climatiques. Mais qui dit modification dit adaptation… et donc difficultés.

 Tout cela serait « bien beau », puisqu’on peut tous se diriger dans un formidable élan mondial de solidarité climatique vers la réduction globale des émissions de « GES ». C’est relativement simple à comprendre, en tout cas plus que les problématiques liées à la biodiversité (rien que l’écosystème d’une plage est compliqué à comprendre, alors la forêt amazonienne…) ou à la pollution de l’eau.

 Et puis Copenhague est arrivé, et puis des voix discordantes se font de plus en plus entendre. Oh, elles ne remettent pas vraiment en cause le fait qu’il faille agir, mais elles demandent plus de débat, la base même de tout travail scientifique. La référence à Galilée est souvent évoquée : le débat qu’il avait provoqué avait entrainé l’ire de ses détracteurs, qui représentaient la pensée générale. Mais qui dit débat dit incertitudes. Si les scientifiques, forms dans cet esprit, sont prêt à s’en accommoder, que dire de l’opinion publique pour qui le monde est en général soit noir soit blanc, profondément manichéen à la sauce hollywoodienne ?

Cette opinion, qui n’était déjà pas très chaude pour devoir changer ses habitudes,  voit là une manière de se dédouaner : si les scientifiques ne sont pas d’accord entre eux, pourquoi est ce je ne continuerai pas à :

Franchement, c’est chiant de faire attention à tout çà, non ? Alors on dit que ce nouveau truc écolo c’est « bobo » et un « effet de mode ». Sauf que ça fait plus de vingt ans qu’on en parle ! Eh oui, je suis retombé sur des livres de classe de 1ère de 1993 : c’était dedans ! Et même avant, la série d’émissions la « Planète Miracle » en parlait en 1988…

 Ca veut dire quoi ? Que l’opinion publique se fiche éperdument des problématiques environnementales tant qu’on lui met pas le nez dessus, à grand renfort d’images chocs, de documentaires époustouflants, de chiffres qui font sérieux…

Au risque de saturer les esprits, et d’avoir des effets pervers. Car on recherche tous la solution de facilité. Et que c’est dur de changer nos habitudes. Alors on se dit : ils sont même pas sûrs d’eux, les savants. Et en attendant, on oublie que :

Pour y parvenir, rien de mieux, finalement, que de tirer partie de la principale maladie humaine : le syndrome du portefeuille. J’y reviendrai.

Publié dans Société

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