Après la Bombe H, celle au monoxyde de dihydrogène

Publié le par Ronuick

 C’est à tous les coups une arme de destruction massive. Celle-ci, George Bush Jr l’aurait cherchée partout sans se douter qu’elle est vachement commune. Ceci dit, ça a l’air dangereux. Pensez donc, le monoxyde de dihydrogène a les caractéristiques suivantes :

  •  cette substance est un élément principal des pluies acides ;
  • elle contribue à l’érosion des sols ;
  • elle peut être à l’origine de catastrophes écologiques diverses et variées lors d’intempéries ;
  • on la trouve en très fortes concentrations dans les océans mais elle pollue aussi de nombreux fleuves et rivières
  • sa forme solide peut provoquer de graves troubles, voire des accidents irrémédiables, par exemple pour le transport maritime ;
  • sa forme poudreuse, en particulier concentrée en plaques instables, peut être un obstacle au développement harmonieux des loisirs de montagne ;
  • elle provoque la corrosion et la destruction des métaux et des appareils électriques ;
  • elle augmente considérablement les risques en présence de conducteurs électriques sous tension ;
  • une ingestion excessive peut causer de nombreux effets secondaires déplaisants, pouvant aller jusqu’à entraîner la mort ;
  • le contact prolongé avec sa forme solide provoque des lésions des tissus ;
  • sa présence dans les poumons, même en faible quantité, peut causer la mort par asphyxie ;
  • sa forme gazeuse peut causer de graves brûlures ;
  • elle a été retrouvée dans les tumeurs de malades du cancer en phase terminale ;
  • in vitro, elle provoque l’éclatement des cellules humaines ;
  • même après rinçage prolongé, il en reste toujours des traces ;
  • elle présente à la fois un caractère acide comme basique ;
  • en dépit de tout cela, les gouvernements et les sociétés continuent de l’utiliser à grande échelle, négligeant délibérément ses dangers.

Et l’un de ses dangers est sa présence dans les bombes du même nom, qu’utilisent même les enfants, dans nos contrées (paradoxalement, elles ne sont pas utilisées dans les zones de conflit actuel, en raison du manque de matière première).

 Et vous allez voir comme le fait de travailler au fast-food est super dangereux, puisque nous avons à gérer, surtout avec les beaux jours, toute une population de jeunes guerriers s’affrontant à coup de bombes ainsi conçues. Leur fabrication est redoutablement aisée, car il suffit de deux composants, facilement disponible dans les fast-foods. Il s’agit en effet de ballons de baudruche dont on ajuste l’ouverture sur un robinet. Le monoxyde de dihydrogène (dont la formule, rappelons le, est H2O) est alors introduit naturellement dans la poche ainsi formée.

La bombe est prête, le combat peut commencer.

Vous comprenez notre détresse ? Après la bataille, en effet, le champ d’honneur, composé par la terrasse, la piste du drive, le parking, les plantations (c’est sûr, c’est moins dangereux que l’agent orange) et même parfois la salle de restaurant (en cas de guérilla) sont couvert d’éclats. Et les combattants se retirent, laissant une zone rouge derrière eux qu’il faut déminer.

J’ai déjà joué aux bombes à eau. Mais à l’époque (« de mon temps, lorsque nous étions couverts de poils à en décourager M. Gillette ») nous les faisions en papier… Ca demandait du temps, de la patience, de la dextérité. Et forcément, on en faisait une ou deux et basta !

Aujourd’hui, c’est du tout prêt. En kit, à remplir et à lancer. Et à laisser, sachant que la biodégradabilité est a revoir… Résultat : il faut récupérer partout les dits (J’exagère, le problème n’est pas aussi grave que celui des munitions non explosées et des dépôts d’obus).

 C’est la civilisation du « déjà cuisiné » prêt à « micro-onder » (c’est quoi le cri de la fourmi ? Elle cro-onde ! Parce que fourmi cro-onde) et puis on passe à autre chose. Là aussi, la « fast-clientèle »...

Donc, avec moi, dénoncez les dangers des bombes au monoxyde de dihydrogène !

Pour en savoir plus : (références de l’article) 

Publié dans Humour

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